Archives pour la catégorie L’art dans la ville

Nuit des soudeurs 2026 / Granville / Jizz(s)

JIZZ (s) / NUITS DES SOUDEURS / GRANVILLE 2026

JIzz

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JIZZ

À partir de la thématique imposée des « Totems », François Gaulier  a  imaginé  « deux figures humaines totémiques » ou Jizz de plus de 5 mètres de haut. « Ma première inspiration a été la sculpture en «  fil de fer » réalisée en 1928 par Pablo Picasso et Julio Gonzalez en hommage au poète Guillaume Apollinaire. Par ailleurs, j’ai choisi d’utiliser du tube échafaudage pour assembler et dessiner dans l’espace deux personnages. Lors de la reconstruction de Notre-Dame de Paris, qui n’a pas été touché par ces “cathédrales tubulaires” qui ont permis en moins de 5 ans de la reconstruire à l’identique ? L’assemblage avec des colliers et la soudure sont deux façons de travailler le métal».
Le « jizz » en ornithologie désigne l’impression globale et intuitive que donne un oiseau : silhouette, comportement, taille… permettant une identification rapide sans observer les détails précis comme les couleurs ou les motifs du plumage comme le souligne Wikipedia.
Ce mot  emprunté s’applique parfaitement à « ces deux figures humaines » réduites à leur minimum: quelques lignes seulement pour capter le style caractéristique ou l’essence de la figure humaine.

JIZZ

JIZZ© photographies / François Gaulier & Joël Groult

affiche

Partenaires métallerie Lebourgeois / Travaux publics Quevillon 
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Dossier de presse et à propos à télécharger

Avec tous mes remerciement à Alice Gaulier, philosophe de m’avoir donné à lire l’ouvrage de Baptiste Morizot «  Le regard perdu , à l’origine de l’art pariétal animal  » Actes Sud 2025. Le choix du titre de ces 2 sculptures « JIZZ » vient de la lecture de cet ouvrage.

Dehors-Dedans / Outside–Inside, Twenty Suns


Étude, avant projet

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François Gaulier présente une installation immersive composée de 46 arches de laines sur plus de 150 m2. Réalisée avec 10 pelote de laine, l’installation artistique emplit l’espace de la chapelle et interagit avec l’environnement.

INstallation-in-situ-GAULIER-LabennePhoto © Jean-Pierre Delpeyrou

Suspendus sous la voûte, les fils évoquent des formes naturelles – dunes, vagues, gouttes d’eau – tout en contrastant avec la structure métallique rigide du bâtiment. L’utilisation de la laine, matière souple et fragile, souligne la vulnérabilité tant de la nature que des constructions humaines.

In situ, Labenne 2025Photo © Philippe Mallégol

François Gaulier presents an immersive installation composed of 46 wool arches covering more than 150 m². Made from just ten skeins, the work fills the chapel space and interacts with the surrounding landscape.

Dehors-Dedans, oeuvre in situ, Chapelle Sainte Thérèse Labenne

Suspended under the vault, the threads evoke natural forms—dunes, waves, drops of water—while contrasting with the rigid steel framework of the building. The use of wool, a supple and fragile material, highlights the vulnerability of both nature and human constructions.

Light entering through the upper windows floods the chapel, creating the effect of “twenty suns,” a metaphor that recalls our shared dependence on a single Earth.

Dehors-Dedans, oeuvre insitu, Chapelle Sainte Thérèse, Labenne

Dehors-Dedans_Labenne_Chapelle-Sainte-Thérèse
Photo © Martine Fontayne

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Dehors-Dedans_Labenne_Chapelle-Sainte-Thérèse

Labenne_Sainte_Therese_Dehors-DedansPhoto © Jean-Pierre Guillau

Pour télécharger le document de présentation de l’exposition en français:  Dehors-Dedans_Exposition_Labenne_Francois-Gaulier-francais / to download the exhibition presentation document : Dehors-Dedans_Exposition_Labenne_Francois-Gaulier-anglais

Photos © Philippe Mallégol / Photos © Martine Fontayne /Photo © Jean-Pierre Guillau / Photo © Jean-Pierre Delpeyrou

Dehors-dedans -installation in situ

Videos sur Youtube : Improvisation pour deux danseurs & Un espace à écouter avec le groupe Vira e Boha

Partenaires et sponsors
Cousin-Trestec / Laine Cheval Blanc / Conservatoire du Littoral / Mairie de Labenne
Partenaires-Sponsors

 

Mythe, au fil du déluge

Au fil du déluge

« Au fil du déluge », installation artistique qui s’inspire librement du mythe de l’arche de Noé. De la laine est utilisée pour sculpter l’espace de l’église sur plus de 400m2
Donville-les-Bains, église Notre-Dame de Lourdes

4 juillet au 21 septembre 2025.
Clôture de l’exposition avec les journées du patrimoine le week-end du 20-21 septembre 2025 en présence de l’artiste

Entrée libre et gratuite – tous les jours- 9H-19H
Invitation au vernissage sur demande par mail à contact@gaulier.fr ou sms au 06 63 62 91 85

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Partenaires
Vigot – Cousins – Laines le Cheval Blanc – Martin Opticiens Granville – Cidrerie Domaine M. Le Girard – McDonald’s Granville – Mairie de Donville-les-Bains - L’atelier du Pare-brise

Partenaires

Installation: Loïc Brochet, François Gaulier / Texte de présentation: François Gaulier et la participation de Annick Ghersin et Alice Gaulier, philosophe / Tirage gravures: Jean-Pierre Clément, sculpteur / Conception graphique affiche: Eva Hamard

Avec tous mes remerciements au Père Régis Rolet et Madame Catherine Langlet

 

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Mythe, Au fil du déluge

      Si « Le rôle des mythes est avant tout de nous donner une explication de la création du Monde » comme le dit l’anthropologue Jean-Loïc Le Quellec dans son ouvrage « Avant nous le Déluge ! L’humanité et ses mythes », l’installation artistique monumentale de François Gaulier, en l’église Notre-Dame de Lourdes à Donville-les-bains apporte du sens à cette quête transcendantale.


Avec seulement 15 pelotes de laine, cette œuvre se déploie sur plus de 400 m2. Elle reprend la représentation classique du déluge avec l’image d’un bateau associé à l’eau et les vagues. Le visiteur, immergé dans l’installation esquissée par une fine trame de laine, est à la fois en dessous, en dedans et en dehors de l’œuvre au gr
é de sa déambulation. Le maillage dessiné par les fils de laine constitue comme un miroir de verre, délimitant en même temps un dedans et un dehors, intégrant à la fois de la matière et du vide. Continue la lecture →

PlanèTerre, une œuvre d’art pour le nouveau siège de l’Institut français

Une œuvre d’art pour le nouveau siège de l’Institut français

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Colonne métallique, récipient terrestre, expansion végétale

Entre sculpture et architecture, terre et arbres font le lien entre l’artificiel et le naturel, le construit et le vivant. La colonne supporte et réunit ce qui nourrit et ce qui se diversifie, ainsi en est-il des langues et cultures du monde.

La colonne est vertébrale, rhizome vertical, aérien, sur lequel bourgeonnent des « pots », comme des bulbes.

Clin d’œil au premier pot de J.P. Raynaud, geste artistique, inaugural chez l’artiste, témoignant d’une sorte de conscience tragique, proto écologique, ces pots évoquent aussi le jardin planétaire, c’est à dire ce qui, selon Gilles Clément, est clos, fragile, et nécessite les soins du jardinier. Ainsi, l’Institut Français cultive la langue française, la préserve et favorise son développement dans le monde, accueille les cultures étrangères.

Élément architectural, dégagé de la façade mais arrimé à celle-ci, la fonction structurelle de la colonne (support) devient symbolique. Légèrement inclinée par rapport à la verticalité du bâtiment – déséquilibre, elle tient debout grâce à lui. Cette inversion fonctionnelle rend visible et sensible, la fonction de l’Institut Français: étayage et soutien de la diversité culturelle.

L’acier Corten, matériau chaud évoquant la brique des entablements de la façade, permettra un travail sensible de la patine, surface en transformation, soumise au travail des phénomènes atmosphériques. Matériau-support enregistrant les traces climatiques, les aléas du temps. Solide et fragile, la colonne repose sur un pied ténu. La forme du cône et son mince ancrage dans le sol, nous font re-sentir le rapport au sol, à la terre, à cette fine pellicule, cette délicate enveloppe dont nous dépendons et qui dépend de nous.

Nous pensons à Gaïa, cette divinité mythologique, devenue une pierre de touche conceptuelle dont Bruno Latour reformule les enjeux dans sa pensée d’une nouvelle écologie: politique, scientifique, sociale, culturelle.

Au cœur de Paris, Planèterre, fait écho aux problématiques architecturales contemporaines, dont témoignent les nombreux projets de « forêts verticales » (Libeskind, Boeri, Sou Fujimoto, Kengo, Kuma…). Cette œuvre hybride propose ainsi un jalon de plus, un engagement renouvelé pour construire une ville et un monde futurs: vivables et vivants, pluriels, partagés.

Texte de Jacquie Guiyoule, plasticienne sur une proposition de François Gaulier, sculpteur

Du jaune au rouge, le choix d’une palette de couleur

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À propos de mon travail artistique et de mon implication dans ce projet

Deux éléments essentiels déterminent et orientent ma démarche artistique : la spécificité du matériau et l’échelle de l’oeuvre qui en dépend.

Du matériau, à chaque fois, une certaine forme émerge, guidant les étapes et mes choix de création. Ce projet, Planèterre, en est à nouveau l’occasion, combinant et composant le métal, la terre et le végétal pour produire une sculpture-colonne, monumentale à l’échelle du bâtiment.

Le dessin général de Planèterre est résolument épuré, utilisant la forme du cône comme seule et unique matrice générant, par répétition et variations une sculpture de grandes dimensions. Le brun-noir profond de l’acier Corten ne nécessite aucun autre traitement, choix d’une matière primaire comme l’on dirait d’une couleur primaire, choix par lequel, selon la même recherche de simplicité, il s’agit d’aller à l’essentiel. Cependant, la forme végétale introduit un graphisme irrégulier, aléatoire, ajoutant à la simplicité et l’immobilité géo-metrique de la structure métallique, la complexité du biologique, le mouvement de la vie. Les deux matériaux , artificiel et naturel, engagent ainsi la recherche d’une forme « juste » et « unique ». Ils déterminent l’échelle de la proposition.

Cette recherche d’équilibre, entre matériau et échelle est donc au cœur de mon travail de sculpteur. C’est pourquoi concevoir et réaliser une sculpture fixée à la façade d’un bâtiment m’intéresse tout particulièrement. Si mon travail se réfère explicitement à l’esthétique minimaliste, la prise en compte des différents enjeux formels, patrimoniaux, internationaux, culturels, bioclimatiques, qui m’ont conduit à cette proposition, me ferait volontiers reformuler le « Less is more » en « Less and more », au millimètre près.

Fabrication

plan techniques

Granges aux Dimes / Coulommiers / Commanderie des Templiers

Pour cette exposition à la Commanderie des Templiers à Coulommiers, la série des  » Collage (s) en béton «  est mise en relation avec la série  » Monolithe (s) « , sculptures en aluminium;  voici une présentation des deux séries. En 2024, nous souhaiterions aussi investir l’espace extérieur de la Commanderie des Templiers.

La sculpture, un art du collage

Rodin a été le premier sculpteur à faire du collage à partir de pièces moulées issues de différentes sculptures. Le collage, technique aujourd’hui très commune – notamment dans le numérique – est reprise dans cette série de sculptures réalisées avec des morceaux de parpaing. Si le matériau est considéré comme pauvre, la feuille d’or le magnifie comme un bijou. L’unité des assemblages est soulignée par la texture et la couleur rouge de la craie grasse ou de la peinture acrylique.

Chacune de ces sculptures est une pièce unique car il est pratiquement impossible de retrouver le même morceau de parpaing fracturé. La façon de les assembler constitue sa signature même, le hasard s’immisçant parfois dans ces constructions imaginaires à la limite de l’abstraction.

 

Sans titre 1, 2021 - Béton, 65 x 30 x 30 cm site

Monolithe I et II

 

Tout oppose ces deux sculptures, la légèreté contre le massif, l’aérien contre la pesanteur et pourtant elles dialoguent parfaitement.


Le thème du monolithe est récurent dans mon travail en jouant des matériaux : du granit à l’aluminium en passant par le bronze. Il s’appuie aussi sur une recherche autour de l’équilibre. En s’appuyant juste sur 3 points, « Monolithe II» trouve un équilibre presque parfait.

 

Pour les amateurs de patrimoine, cette exposition se tient dans un lieu magnifique, dans une ancienne commanderie des Templiers à Coulommiers.

 

Commanderie des Templiers Coulommiers

EXPOSITION « Les Chevaliers de l’Art » du 6 au 14 Mai 2023

La Grange aux Dîmes Commanderie des Templiers Coulommiers

Ouvert le Samedi 6, le Dimanche 7 , le vendredi 12,
samedi 13, et le dimanche 14 Mai 2023 de 15 à 18h.
Du lundi au jeudi, sur rendez-vous pour les groupes
Renseignements: Colette RABEY 06 72 90 88 28

2024…… à la Commanderie des chevaliers, des sculptures monumentales en acier et granit

Pour 2024,  je souhaiterais exposer en extérieur mes grandes sculptures en acier et Granit au sein de la Commanderie des Templiers. La grange aux dimes pourrait présenter les études, travaux préparatoires à ces sculptures monumentales. La proposition a été présenté à Mme Laurence PICARD, maire de Coulommiers, Mr Jean Bardet, adjoint au maire délégué à la culture et au patrimoine et Mr Franck Riester ancien ministre de la culture et actuellement Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement.

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« Trois vagues », sculpture ou banc public

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A partir d’une étude en terre cuite, cette sculpture en plâtre de 1m50 de long a été réalisée dans mon atelier de Granville. Le thème de la mer a déjà été abordé sur le projet  « La Houle« , étude réalisée pour la ville de Granville. Ce projet utilisait les rails de chemin de fer de l’ancienne voie ferrée menant de la gare au port et maintenant transformée en voie douce.

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Cet élément sculptural pourrait trouver facilement sa place dans la ville.  Sculpture,  » les trois vagues » se muent en mobilier urbain et devient un banc public.

Art & Jazz dans ma cour

Les 11 et 12 juin 2022, Hermonville va vibrer au son des concerts de jazz et des œuvres artistiques exposées tout au long du parcours.
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15 sculptures en béton de François Gaulier à Hermonville
Art et Jazz à Hermonville

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La sculpture, un art concret

Rodin fut le premier sculpteur à faire du collage à partir de pièces moulées issues de différentes sculptures. Le collage, technique aujourd’hui très commune – notamment dans le numérique – est pratiqué dans cette série de sculptures réalisées avec des fragments de parpaing. Si le matériau est considéré comme pauvre, la feuille d’or le magnifie comme un bijou. L’unité des assemblages est soulignée par la texture et la couleur rouge de la craie grasse ou de la peinture acrylique.

Chacune de ces sculptures est une pièce unique car il est pratiquement impossible de retrouver le même morceau de parpaing fracturé. La façon de l’assembler constitue sa signature même, le hasard s’immisçant parfois dans ces constructions imaginaires à la limite de l’abstraction.
François Gaulier / Sculpteur

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Plâtre / parpaing / Feuille d’or

Programme du Festival Art et Jazz dans ma cour 2022 à Hermonville

Musique
Nils Langdren Funk Unit – NoJazz – Adam Ben Ezra – Violons Barbares – Pierre-Yves Plat – 3MTip – Philippe LeJeune Trio – Afro Jazz Band – Swing Shady – Couleur Bossa
Peinture
Zian-Alabdeen – Jérémy Durieux – Jocelyne Hermann Salley – Nelly Andresz – Eric Dabancourt – Pauline de Cabarrus – Pascal Honoré – Vincent Dufresne – Rapahael Mallon – Laurent Sadirac
Sculpture
François Gaulier Christophe Dumont – Eric Junod – Françoise Suin – Isabelle Thibault – Michel Magnani – Christine Hoffman – Steven Olivi – Gilles Leprince – Olivier Courty
Photographie
Georges Dumas – Hélène Virion – Julien Harlaut
Street art
Babs UV – Vyrüs – Wone

 » XX-Y  » / Îlot Michelet – Terralia / Archi5

Histoire de la sculpture XX-Y 

Îlot Michelet – Terralia / Archi5

Cette sculpture pour l’îlot Michelet a été possible grâce à Mme Anne Pezzoni architecte de l’agence Archi5 et à Mr Da Silva du groupe Essia/Terralia.

 » Cette sculpture au titre un peu énigmatique XX-Y change un peu la nature des espaces verts de l’Ilot Michelet et leur donne un autre statu, une autre dimension, une dimension poétique  » François Gaulier, sculpteur

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À partir d’une première étude de 98 cm de hauteur, une nouvelle version de 2m80 de hauteur a été réalisée pour l’ensemble de logements de « l’Ilot Michelet » à Fontenay sous Bois. Les dimensions sont importantes car cette sculpture, sans être monumentale, doit être à l’échelle du lieu. Visible au croisement des deux chemins de cet ensemble d’habitations de 3 étages, la sculpture est en proportion des deux arbres plantés juste derrière.
La sculpture semble posée sur un socle. Partant du sol tout en l’effleurant à peine, elle se prolonge verticalement. La partie basse est plus massive et la partie haute plus légère, plus aérienne. De cette opposition naît un mouvement, une impulsion, un personnage qui s’élance dont on aurait juste dessiné quelques contours pour suggérer la figure humaine. En tournant autour, vous pourrez ressentir une torsion de la partie haute qui souligne l’élancement vertical et occuper ainsi tout l’espace. Le corps humain est très certainement plus compliqué, c’est le propre de la recherche d’une certaine simplicité - juste un trait, une ligne pour suggérer le mouvement - qui est ici donné à voir. Du corps humain, on ne garde que l’essentiel.

          On peut aussi regarder cette sculpture comme un élément graphique, un signe, un « X » dessiné dans l’espace. Ce minimalisme est aussi amplifié par le coté rectiligne des pièces métalliques qui la composent dont les cassures, les ruptures se font de façon nette, sans « bavure ». Les angles sont marqués pour donner plus de force aux lignes brisées.

Le matériau est de l’acier Corten, un acier qui en rouillant se stabilise et lui donne cette couleur ocre-rouge, couleur. C’est le même matériau que celui utilisé par le sculpteur Marino di Teana pour sa grande sculpture installée au RER de Fontenay sous Bois
          Le titre est un jeu de mot emprunté au vocabulaire des chromosomes X et Y;  XX-Y, ni homme ni femme est une création artistique .


François Gaulier / Sculpteur / www.gaulier.fr / contact@gaulier.fr
le 14 septembre 2021
Ce texte a été envoyé aux habitants de l’îlot Michelet

ArtCité 2021 la vingtième

Du 16 septembre au 16 octobre 2021

4 esplanade Louis-Bayeurte, 94120 Fontenay-sous-Bois

artcité 2021

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Invitation Artcité 2021


Enchevêtrement de métal ou  sculpture ?

« Un enchevêtrement naturel tire ses lignes de force du hasard ou des lois de la nature là où la création artistique s’appuie sur les règles qu’elle se donne. C’est à force de regarder et d’analyser tout ce qui nous entoure – les paysages ou le corps humain, nos objets du quotidien comme nos outils, la nature ou l’architecture – que cet enchevêtrement devient intelligible. L’artiste s’approprie ces tensions pour imaginer des sculptures faites de plein et de vide, de matière et d’intentionnalité. »

 

Figures humaines