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François Gaulier est sculpteur;

Greniers à sel, Honfleur, 800 grammes

800 grammes
Du grain de sel au brin de laine

œuvre in situ…

30 avril-5mai 2024 / 10h30-19H
Entrée libre

Les Greniers à sel de Honfleur sont un des sites les plus visités de Normandie. Classés monuments historiques, ils constituent un écrin exceptionnel pour accueillir des événements et manifestations culturelles. Ils offrent au visiteur la possibilité d’une expérience architecturale singulière et sensible, conjuguant émotion esthétique et connaissance historique de la ville.

vue de l'installation 800 grammes Jaune 03

Par une œuvre in situ, nous proposons de révéler la force et la puissance qui émanent de ces deux imposants vaisseaux de pierre, la beauté d’un espace que rythment et couronnent la voûte des charpentiers de marine et ses remarquables éléments de structure: varangues, arbalétriers, poinçons, butées.

L’installation est réalisée avec de la laine, un matériau extrêmement léger, fluide, mouvant. Elle se déploie de façon inversée, en contrepoint de la toiture, et reprend dans son dessin la charpente en bois de châtaignier qui évoque la coque retournée des navires.

N’utiliser que 800 grammes de matière, c’est aussi évoquer, par antithèse, les 10 000 tonnes de sel que pouvaient contenir ces greniers pour les campagnes de pêche, à une époque où l’exploitation des ressources de la mer n’était pas encore un enjeu critique. Aujourd’hui, choisir de n’utiliser qu’un minimum de matériau pour créer, c’est défendre une économie, une écologie des moyens.

Matériau naturel, fragile et modeste, la laine prend forme par son propre poids, dessinant une voûte en chaînette, une géométrie délicate, éphémère, que peut transformer un simple courant d’air. 800 grammes seulement. Une surface presque immatérielle, ondule au passage des visiteurs, générant une interaction subtile entre l’œuvre et le spectateur. 1600 mètres de fil. En circulant dans ce dispositif immersif, en le modifiant par le déplacement de son corps, le visiteur pourra sentir, percevoir, penser le lieu et son histoire, s’y
sentir présent, vivre une actualité.

« Pour moi, il ne s’agit pas seulement de travailler avec l’architecture et l’espace, il s’agit aussi de travailler avec le temps, de travailler avec les gens qui s’impliquent dans le lieu. C’est aussi une question d’histoire » Daniel Buren

simulation_3D_Grenier_a_sel

8 mots clés pour découvrir l’exposition

1. Matériau proche du corps, douce, intime, la laine induit une sensation de fragilité. Elle se tricote comme elle se détricote. Si on tire sur le fil, tout se défait.

2. Utilisée par les tisserands et les géomètres, la trame est un moyen d’organiser l’espace, de l’imaginer. Tramer, penser quelque chose à venir qui n’a pas encore de forme.

3. Les formes sont générées par le matériau et la gravité:
un fil, accroché à un bout, l’autre étant libre, cela fait une ligne
verticale. Attaché aux deux extrémités, cela fait une courbe,
plus exactement une chaînette.

4. Le fil est une génératrice, l’ensemble des génératrices
crée des surfaces virtuelles. Cela permet de sculpter le vide.

5. 800 grammes pour une expérience sensorielle de l’œuvre
et du lieu comme jeux de forces en équilibre.

6. Une intervention minimale dans les Greniers à sel pour
appréhender leur caractère monumental.

7. Dans les greniers à sel, il y a le temps de l’histoire et il y
a le temps du visiteur. Ce qui se passe dans l’intervalle compte.

8. Un aller retour entre la simulation 3D et l’expérimentation in
situ des qualités physiques du matériau.

2 greniers a sel Honfleurs

Les deux Greniers à Sel datent du XVIIème siècle. Construits par la ferme des Gabelles avec l’approbation de Colbert, la plupart des pierres ayant servi à leur construction proviennent des anciennes fortifications de la ville. Leur charpente en chêne est inspirée des techniques de construction marine. Ils sont classés Monuments historiques.

Dimensions: 42m de long, 12m de large, 14m au faîtage

Affiche_800gramme_Grenier_a_sel

affiche réalisée par Eva Hamard

Co-direction artistique : Jacquie Guiyoule
Conception graphique : Eva Hamard

Logo_Honfleur    HWPHPG   logo-boesner   K-LOGO

 

 

Salt Granaries, Honfleur, 800 grams

800 grams
From grain of salt
to strand of wool…

April 30-May 5, 2024 / 10:30 a.m.-7 p.m.
Free entrance

The Salt Granaries of Honfleur are one of the most visited sites in Normandy. Classified as historical monuments, an exceptional setting wich is likely to host cultural events and manifestations. They offer visitors the opportunity for a unique and sensitive architectural experience, combining aesthetic emotion with historical knowledge of the city.

vue de l'installation 800 grammes Jaune 03

Through an in situ work, we propose to reveal the strength and power emanating from these two imposing stone vessels, the beauty of a space rhythmically marked and crowned by the marine carpenters’ vault and its remarkable structural elements: stringers, crossbeams, king posts, and stops.

The installation is crafted with wool, an extremely light, fluid, and moving material. It unfolds in an inverted manner, in contrast to the roof, and incorporates in its design the chestnut wood frame that evokes the overturned hull of ships.

Using only 800 grams of material is also an antithetical evocation of the 10,000 tons of salt that these granaries were able to contain for fishing campaigns, at a time when the exploitation of sea resources was not a critical issue yet. Today, choosing to use a minimal amount of material to create means defending an economy, an ecology of means.

A natural, fragile, and modest material, wool takes shape under its own weight, drawing a chain-like vault, a delicate and ephemeral geometry that can be transformed by a simple draft. Only 800 grams. An almost immaterial surface ripples as visitors pass by, generating a subtle interaction between the artwork and the spectator. 1600 meters of thread. By moving within this
immersive installation, by altering it through the movement of his body, the visitor can feel, perceive, think about the place and its history, feel his own presence, and experience the present day.

« For me, it’s not just about working with architecture and space, it’s also about working with time, working with the people who engage with the place. It’s also a matter of history. » – Daniel Buren

simulation_3D_Grenier_a_sel

8 key words to discover the exhibition

1. Material close to the body, soft, intimate, wool induces a sensation of fragility. It is knitted as it is unraveled. If you pull on the thread, everything comes apart.

2. Used by weavers and geometers, the framework is a means of organizing space, of imagining it. Weaving, thinking of something to come that has not yet taken shape.

3. Forms are generated by the material and gravity: a thread, attached at one end, the other end being free, creates a vertical line. Attached at both ends, it creates a curve, more precisely a chain.

4. The thread is a generator; the set of generators creates virtual surfaces. This allows sculpting the void.

5. 800 grams for a sensory experience of the artwork and
the place like a plays of forces in balance.

6. A minimal intervention in the Salt Granaries to
apprehend their monumental character.

7. In the salt granaries, there is the time of history, and there is the time of the visitor. What happens in the interval matters.

8. A back-and-forth between 3D simulation and in situ experimentation of the physical qualities of the material.

2 greniers a sel Honfleurs

The two Salt Greniers date from the 17th century. Built by the Gabelles farm with Colbert’s approval, most of the stones used for their construction come from the old fortifications of the city. Their oak frame is inspired by marine construction techniques. They are classified as a Historical Monument.

Dimensions: 137.8 long, 39.4 wide, 45.9 at the ridge

Affiche_800gramme_Grenier_a_sel

Artistic co-direction : Jacquie Guiyoule
Graphic design : Eva Hamard

Logo_Honfleur   HWPHPG   logo-boesner   K-LOGO

PlanèTerre, une œuvre d’art pour le nouveau siège de l’Institut français

Une œuvre d’art pour le nouveau siège de l’Institut français

façade+croix 2-8-1+hamamelis plan largePlanèterre,
Colonne métallique, récipient terrestre, expansion végétale

Entre sculpture et architecture, terre et arbres font le lien entre l’artificiel et le naturel, le construit et le vivant. La colonne supporte et réunit ce qui nourrit et ce qui se diversifie, ainsi en est-il des langues et cultures du monde.

La colonne est vertébrale, rhizome vertical, aérien, sur lequel bourgeonnent des « pots », comme des bulbes.

Clin d’œil au premier pot de J.P. Raynaud, geste artistique, inaugural chez l’artiste, témoignant d’une sorte de conscience tragique, proto écologique, ces pots évoquent aussi le jardin planétaire, c’est à dire ce qui, selon Gilles Clément, est clos, fragile, et nécessite les soins du jardinier. Ainsi, l’Institut Français cultive la langue française, la préserve et favorise son développement dans le monde, accueille les cultures étrangères.

Élément architectural, dégagé de la façade mais arrimé à celle-ci, la fonction structurelle de la colonne (support) devient symbolique. Légèrement inclinée par rapport à la verticalité du bâtiment – déséquilibre, elle tient debout grâce à lui. Cette inversion fonctionnelle rend visible et sensible, la fonction de l’Institut Français: étayage et soutien de la diversité culturelle.

L’acier Corten, matériau chaud évoquant la brique des entablements de la façade, permettra un travail sensible de la patine, surface en transformation, soumise au travail des phénomènes atmosphériques. Matériau-support enregistrant les traces climatiques, les aléas du temps. Solide et fragile, la colonne repose sur un pied ténu. La forme du cône et son mince ancrage dans le sol, nous font re-sentir le rapport au sol, à la terre, à cette fine pellicule, cette délicate enveloppe dont nous dépendons et qui dépend de nous.

Nous pensons à Gaïa, cette divinité mythologique, devenue une pierre de touche conceptuelle dont Bruno Latour reformule les enjeux dans sa pensée d’une nouvelle écologie: politique, scientifique, sociale, culturelle.

Au cœur de Paris, Planèterre, fait écho aux problématiques architecturales contemporaines, dont témoignent les nombreux projets de « forêts verticales » (Libeskind, Boeri, Sou Fujimoto, Kengo, Kuma…). Cette œuvre hybride propose ainsi un jalon de plus, un engagement renouvelé pour construire une ville et un monde futurs: vivables et vivants, pluriels, partagés.

Texte de Jacquie Guiyoule, plasticienne sur une proposition de François Gaulier, sculpteur

Du jaune au rouge, le choix d’une palette de couleur

arbre

À propos de mon travail artistique et de mon implication dans ce projet

Deux éléments essentiels déterminent et orientent ma démarche artistique : la spécificité du matériau et l’échelle de l’oeuvre qui en dépend.

Du matériau, à chaque fois, une certaine forme émerge, guidant les étapes et mes choix de création. Ce projet, Planèterre, en est à nouveau l’occasion, combinant et composant le métal, la terre et le végétal pour produire une sculpture-colonne, monumentale à l’échelle du bâtiment.

Le dessin général de Planèterre est résolument épuré, utilisant la forme du cône comme seule et unique matrice générant, par répétition et variations une sculpture de grandes dimensions. Le brun-noir profond de l’acier Corten ne nécessite aucun autre traitement, choix d’une matière primaire comme l’on dirait d’une couleur primaire, choix par lequel, selon la même recherche de simplicité, il s’agit d’aller à l’essentiel. Cependant, la forme végétale introduit un graphisme irrégulier, aléatoire, ajoutant à la simplicité et l’immobilité géo-metrique de la structure métallique, la complexité du biologique, le mouvement de la vie. Les deux matériaux , artificiel et naturel, engagent ainsi la recherche d’une forme « juste » et « unique ». Ils déterminent l’échelle de la proposition.

Cette recherche d’équilibre, entre matériau et échelle est donc au cœur de mon travail de sculpteur. C’est pourquoi concevoir et réaliser une sculpture fixée à la façade d’un bâtiment m’intéresse tout particulièrement. Si mon travail se réfère explicitement à l’esthétique minimaliste, la prise en compte des différents enjeux formels, patrimoniaux, internationaux, culturels, bioclimatiques, qui m’ont conduit à cette proposition, me ferait volontiers reformuler le « Less is more » en « Less and more », au millimètre près.

Fabrication

plan techniques

Éphémère- ÉÉÈ – Décors in situ pour une fête musicale privée

- Description du projet – Avant projet – Études 3D -

- La règle du jeu -

De part et d’autre de la maison, du toit au sol, d’arbres en arbres, sur la terre, vous tracez des axes, tirez des lignes, dessinez les formes: 3 carrés , 2 triangles, structure élémentaire.

Verticalement, une trame de lignes descend de la structure. Des courbes en contrepoint. Grille de lecture, géométrie mouvante du lieu : architecture et nature, ciel, lumière et eau.

Le vent se lève et défait la géométrie. Le vent tombe, la trame réapparaît, et le lieu retend toutes ses lignes.

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- Simulation spatiale -

Chainette O4-2

Chainette 05

- In situ -

- Coquillages suspendus avec un fil de laine rouge sur une trame carré en bambou -

- Fils de laine formant une voute et verticales suspendus sur deux cordes en « V » avec coquillages -

Voute

Granges aux Dimes / Coulommiers / Commanderie des Templiers

Pour cette exposition à la Commanderie des Templiers à Coulommiers, la série des  » Collage (s) en béton «  est mise en relation avec la série  » Monolithe (s) « , sculptures en aluminium;  voici une présentation des deux séries. En 2024, nous souhaiterions aussi investir l’espace extérieur de la Commanderie des Templiers.

La sculpture, un art du collage

Rodin a été le premier sculpteur à faire du collage à partir de pièces moulées issues de différentes sculptures. Le collage, technique aujourd’hui très commune – notamment dans le numérique – est reprise dans cette série de sculptures réalisées avec des morceaux de parpaing. Si le matériau est considéré comme pauvre, la feuille d’or le magnifie comme un bijou. L’unité des assemblages est soulignée par la texture et la couleur rouge de la craie grasse ou de la peinture acrylique.

Chacune de ces sculptures est une pièce unique car il est pratiquement impossible de retrouver le même morceau de parpaing fracturé. La façon de les assembler constitue sa signature même, le hasard s’immisçant parfois dans ces constructions imaginaires à la limite de l’abstraction.

 

Sans titre 1, 2021 - Béton, 65 x 30 x 30 cm site

Monolithe I et II

 

Tout oppose ces deux sculptures, la légèreté contre le massif, l’aérien contre la pesanteur et pourtant elles dialoguent parfaitement.


Le thème du monolithe est récurent dans mon travail en jouant des matériaux : du granit à l’aluminium en passant par le bronze. Il s’appuie aussi sur une recherche autour de l’équilibre. En s’appuyant juste sur 3 points, « Monolithe II» trouve un équilibre presque parfait.

 

Pour les amateurs de patrimoine, cette exposition se tient dans un lieu magnifique, dans une ancienne commanderie des Templiers à Coulommiers.

 

Commanderie des Templiers Coulommiers

EXPOSITION « Les Chevaliers de l’Art » du 6 au 14 Mai 2023

La Grange aux Dîmes Commanderie des Templiers Coulommiers

Ouvert le Samedi 6, le Dimanche 7 , le vendredi 12,
samedi 13, et le dimanche 14 Mai 2023 de 15 à 18h.
Du lundi au jeudi, sur rendez-vous pour les groupes
Renseignements: Colette RABEY 06 72 90 88 28

2024…… à la Commanderie des chevaliers, des sculptures monumentales en acier et granit

Pour 2024,  je souhaiterais exposer en extérieur mes grandes sculptures en acier et Granit au sein de la Commanderie des Templiers. La grange aux dimes pourrait présenter les études, travaux préparatoires à ces sculptures monumentales. La proposition a été présenté à Mme Laurence PICARD, maire de Coulommiers, Mr Jean Bardet, adjoint au maire délégué à la culture et au patrimoine et Mr Franck Riester ancien ministre de la culture et actuellement Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement.

proposition 01

« Trois vagues », sculpture ou banc public

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A partir d’une étude en terre cuite, cette sculpture en plâtre de 1m50 de long a été réalisée dans mon atelier de Granville. Le thème de la mer a déjà été abordé sur le projet  « La Houle« , étude réalisée pour la ville de Granville. Ce projet utilisait les rails de chemin de fer de l’ancienne voie ferrée menant de la gare au port et maintenant transformée en voie douce.

20230420_150202

Cet élément sculptural pourrait trouver facilement sa place dans la ville.  Sculpture,  » les trois vagues » se muent en mobilier urbain et devient un banc public.